Charte graphique : ce qu'elle doit vraiment contenir
Une charte n'est pas un document de prestige. C'est un outil de travail qui doit permettre à n'importe qui de produire un visuel juste, sans vous appeler.
On imagine souvent la charte graphique comme un épais classeur rangé au fond d'un tiroir. Une bonne charte est l'inverse : courte, concrète, et ouverte dès qu'il faut créer un document, une publication ou une enseigne.
Le logo et ses déclinaisons
Version principale, version horizontale, symbole seul, en couleur, en blanc et en noir : chaque usage doit avoir sa version prête à l'emploi. Ajoutez la zone de protection et la taille minimale, et vous évitez la plupart des erreurs.
Les couleurs, avec leurs codes
Chaque couleur doit être donnée en HEX pour le web, en RVB pour les écrans et en CMJN pour l'impression. Précisez aussi les proportions : une couleur principale, une ou deux secondaires, et les associations à éviter.
Les typographies
Une police pour les titres, une pour le texte, et les règles qui vont avec : tailles, graisses, interlignes. Indiquez où les télécharger, et par quoi les remplacer quand elles ne sont pas disponibles, dans un logiciel de bureautique par exemple.
Des exemples concrets
C'est la partie la plus utile, et la plus souvent oubliée. Montrez une publication pour les réseaux sociaux, une signature de mail, une carte de visite, une page de devis. Les exemples parlent mieux que les règles.
Une charte réussie, c'est celle que votre équipe utilise sans vous demander la permission.
Ce qui peut attendre
Iconographie complète, motifs, déclinaisons pour la signalétique : utiles, mais pas indispensables pour démarrer. Mieux vaut une charte de dix pages appliquée qu'un guide de quatre-vingts pages ignoré.